| Mercredi 31 décembre
2003
On se réveille vers 6h30... dans la grisaille
mais peu à peu le ciel bleu se fait une place dans le ciel tokyoïte
et remplace les nuages gris. Nous attendons une heure raisonnable pour
aller prendre notre petit déjeuner chez Starbucks,
qui est à 2 pas de chez Shigetsu et nous nous régalons de
cinnammon roll et petit sandwich accompagnés de tall café.
Nous espérons que les boutiques de la rue marchande d'Asakusa vont
vite ouvrir de façon à faire des achats "traditionnels"
avant que la foule ne se presse vers le temple en ce jour si prisé.
En effet par chance, une fois l'estomac plein et les pieds réchauffer
(il faut dire qu'il fait vraiment froid ce matin) et que nous sommes fin
prêts à dévaliser Asakusa, mes petites boutiques remontent
leurs grilles et nous attendent à bras ouverts.
Quelques foulards, portes-clés, maneki neko et kimono plus tard
nous remontons vite dans la chambre du ryokan pour tout déposer
et partir les mains libres (pour de nouveaux achats) à Akihabara:
the electric town. Par chance nous sortons dans ce quartier par une porte
inconnue de nous et tombons directement sur Laox Musique. Laox
est une grande institution pour nous et un magasin dans lequel nous allons
à chaque fois. Il faut dire qu'Akihabara en compte presque une
dizaine, chacun étant spécialisé dans un domaine
bien précis: celui de la musique, celui du Mac, celui des jeux
vidéos, celui de l'électroménager...
Donc dans Laox, Riki devient fou, car tout ce qu'il voudrait et tout ce
dont il aurait besoin pour "bien faire" de la musique, selon
lui, s'y trouve et pour beaucoup moins cher qu'en France!
Après avoir fait tous les étages et bien étudié
toutes les possibilités, le choix se porte sur 2 CD de samples
et surtout le micro Kontrol de Korg. Riki est si content que cela fait
plaisir à voir.On visite encore quelques boutiques de Hi-Fi, micro
et autres puis nous allons boire un rafraîchissement dans un tout
petit café, et en sortant, on s'aperçoit que juste en face
il y a le restaurant à guidons "Yoshinoya", donc nous
décidons d'aller s'en manger un. (Shotaro nous apprendra plus tard
que cette chaîne de restaurant va devoir fermer ses portes à
cause de l'embargot sur l'importation de viande de boeuf américaine).
Je pense que c'est le repas le plus vite servi dans tout le Japon: à
peine assis on choisit la taille du guidon en question et dans la minute
qui suit, il est là devant nous, tout fumant.
On se régale donc de ce bol de riz agrémenté de boeuf,
d'oignon et de petits morceaux de gingembre rose. Aussitôt servi,
aussitÙt avalé, aussitÙt payé et aussitÙt
dehors afin de laisser la place au client suivant.
Il est donc temps pour nous d'aller à Ueno pour voir le marché
qui parait-il est encore mieux que les autres jours de l'année.
Nous reprenons la Yamanote line et sortons à Ueno, 2 stations plus
loin. Là devant nous se dresse Marui-Marui
(le grand magasin OIOI).
On se que l'on va aller y faire un tour avant le marché, et du
coup on y achète 2 vestes pour Riki et une magnifique pour moi
offerte par Riki. Je fais une tentative pour essayer de jolies bottes
pas chères du tout, mais mes grands pieds d'occidentale ne rentrent
pas dans les petites chaussures asiatiques... Je ne pourrais donc jamais
acheter de chaussures au Japon!
Au vu de l'argent dépensé aujourd'hui et des nombreux paquets
qui ornent nos bras, nous décidons d'un commun accord de ne pas
aller au marché et de rentrer chez Shigetsu avant de ressortir
un peu plus tard.
Nous en profitons pour regarder les émissions de fin d'année
à la TV et franchement les programmes sont aussi bêtes que
ceux que l'on voit en France à cette époque: des chanteuses
et chanteurs japonais interprétant des chants populaires ou traditionnels
avec des voix tremblantes sur fonds lumineux multicolores, bref un vrai
régal. Riki s'endort pendant que je fais le carnet puis vers 20h
nous décidons d'aller voir ce qui se passe du coté du temple.
Nous nous couvrons bien mais il s'avèrera que le froid est encore
plus terrible que ce que nous avions estimé. Autour du temple il
y a plein de petits marchands qui ont l'air de se préparer pour
plus tard, mais pour quand, on ne sait pas. Pendant que Riki filme, j'en
profite pour goûter diverses nourritures comme une sorte d'okonomiyaki
sans poisson, des brochettes de petites gâteaux moelleux enrobés
de chocolat et une sorte d'haricot-amande grillé... Tout est délicieux
comme d'habitude.
Comme rien de spécial n'a l'air de se passer et
que nous sommes transits de froid, nous décidons de rentrer chez
Shigetsu. Nous regardons alors les programmes de la soirée: l'ultime
combats sur toutes les chaînes puis des spectacles divers et variés
aussi peu intéressants les uns que les autres. Nous préparons
les valises car demain nous changeons de quartier. Nous allons être
bien chargés mais nous serons si contents en rentrant d'avoir toutes
ces belles choses à déballer...
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