Vendredi 2 janvier 2004

Ce matin nous ne nous pressons pas et prenons notre temps avant de sortir. Nous déjeunons de brioches diverses achetées la veille et de thé au lait parfumé à l'amande. Tout est vraiment délicieux.
Nous quittons notre immense chambre vers 9h. Nous décidons d'aller au Palais Impérial pour voir l'Empereur (Teno) du Japon qui ne se montre à la population que 2 fois par an. Nous marchons jusqu'à la station d'Eibisu, car de là le trajet est direct et ce qui nous permet de passer par Daïkan Yama, un quartier que nous avez recommandé Shotaro il y a quelques 5 années déjà et qui semble toujours assez à la mode à en croire les boutiques que nous croisons sur notre chemin. Heureusement qu'il est encore tôt et que toutes ces boutiques sont fermées pour le moment.

En chemin nous trouvons 2 albums, un de faire-part de mariage et un de photos assez déprimantes de décoration de salles de mariage, posés par terre prêts à être jetés. Nous en profitons pour y découper quelques uns de ces exemplaires originaux pour nous. Puis un peu plus loin, nous nous arrêtons dans un magasin dont l'enseigne prometteuse est en fait trompeuse: "Shop 99", nous croyons que tout était à 99 yens, mais en fait tous les prix finissent par 99, soit 199¥, 1099¥ et ainsi de suite, mais ça ne nous empêche pas d'y acheter quelques bricoles: fleurs de cerisiers en plastique, lampe de poche à LED rouge, marrons cuits sous vide à grignoter plus tard...

Prenons enfin le métro et sortons juste devant le Palais Impérial. Nous nous attendions à un métro bondé, mais ça n'est pas du tout le cas. Maintenant, il nous faut passer les "check points" de manières à s'assurer que nous ne transportons rien qui puisse être dangereux pour l'empereur. La fouille se fait en 3 temps: les sacs, la fouille au corps, puis l'appareil détecteur de métaux. La foule est maintenant dense mais tous ces contrôles de sécurité ainsi que l'ascension jusqu'à la Place devant le Palais se fait dans le calme et la bonne humeur. Nous avons droit à un drapeau japonais chacun, qu'il faudra agiter un peu plus tard. Par chance une fois sur la place, nous n'attendons qu'une dizaine de minutes avant de voir soudain apparaître, derrière un vitre, comme un animal dans un zoo, l'Empereur, sa femme, son fils et sa belle-fille... Les drapeaux s'agitent dans les airs, puis l'Empereur fait n discours très bref de quelques minutes (3 à tout casser) et repart. Il doit faire 7 apparitions entre 9h30 et 15h30, quel travail!

Une fois cette expérience réussie, on peut se vanter d'avoir vu l'Empereur du Japon, chose que sûrement peu de français ont faites. Aussitôt disparu de sa cage de verre, il nous faut nous aussi quitter les lieux, mais là encore tout se fait dans le plus parfait calme, malgré les milliers de personnes présentes. Nous retournons alors à nos occupations plus futiles et filons chez Muji Meal pour déjeuner car en cette période de jour de l'an, beaucoup de petits boui-bouis sont fermés et comme nous sommes à coté de Yurakucho, nous n'allons pas nous privé du menu à 650¥. Nous en profitons pour faire encore quelques achats, devrais-je dire que Riki achète encore une nouvelle veste: la 5ème en 5 jours, je crois que c'est un record! Puis direction Sofmap, toujours le même, juste en dessous de Muji, pour tout regarder... Puis nous reprenons le métro et allons à Omotesando afin d'aller voir les boutiques Vuitton et Dior, l'une par ce que Riki a travaillé dessus (pers. pur Vuitton), et l'autre par ce c'est Sejima qui s'en est occupée. Conclusion les 2 bâtiments sont très beaux de l'extérieur, mais l'intérieur c'est moins ça.

Par contre à notre grand désespoir, les petits bâtiments qui faisaient tout le charme de cette avenue ont bel et bien été démolis comme nous l'avait dit Kotomi l'année dernière et à en croire les grosses grues, il est fort possible que d'ici quelques mois de nouveaux bâtiments voient le jours et abritent de nouvelles boutiques sur ces "Champs Elysées" Tokyoïtes. Nous descendons toute l'avenue afin de rejoindre le grand magasin La Foret. Il y a énormément de monde, et c'est assez fatiguant si bien que nous en ressortons assez vite pour retourner à pied vers Shibuya.

Les rues sont pleine de monde: japonais et japonaises branchés mais le style à la mode est peu définissable cette année, selon Riki cette fois ils mettent sur eux tout ce qu'ils ont acheté pendant les 10 années précédentes, donc tout est mélangé et pourtant le résultat leur va à ravir, comme toujours! Je suis déçue parce qu'un de mes magasins préférés à Shibuya (depuis 10 ans que je viens): Beaux Arts a laissé place à une boutique sans intérêt, alors nous décidons de rentrer chez Fukudaya car nous sommes fatigués et nous reviendrons demain en meilleure forme.

Retrouvons notre chambre avec plaisir! J'essaie de téléphoner avec le gigantesque téléphone qui trône sur le comptoir de la banque d'accueil du ryokan, mais sans succès malgré les conseils, en japonais de la vieille Fukudaya. Finalement je décide d'aller téléphoner de dehors et elle m'explique, toujours en japonais où se trouve la cabine la plus proche... je la trouve sans problème! Puis on mange nos fruits acheté chez Lawson un peu plus tôt.