Marcdi 14 septembre 2004

Alors que nous attendons tranquillement dans la chambre qu’Axel soit parti travailler, Shotaro vient nous dire que nous ne sommes pas «obligés de rester cacher» car Axel partira plus tard aujourd’hui. Nous descendons déjeuner de bons gros toast grillés, beurrés et du bon café allemand de Shotaro. Puis nous bouclons le sac qui doit partir directement à l’aéroport par Kuro Neko Yamato. Shotaro leur a téléphoné et ils doivent passer prendre le sac entre 12h et 15h.

Nous partons donc visiter le quartier avec Shotaro comme guide averti qui nous fait passer par de jolies petites rues et temples. Puis arrivons sur une des rues commerçantes couvertes. Comme il est encore tôt, environ 10h, les boutiques ne sont pas encore ouvertes. Shotaro nous laisse car il a des courses à faire et doit rentrer déjeuner avec Axel.

Nous continuons notre promenade en passant par un bookstore qui a affiché quelques phrases en anglais petit nègre, trop drôles! Puis on retourne au grand magasin de la veille et Riki m’offre, et oui encore, une étole en fourrure beige agrémentée de perles et brillants. J’adore! Nous dépensons quelques yens à la 100 yens shop puis rentrons chez Shotaro, encore bien chargés. Nous avons décidé d’emmener un peu du Japon chez nous, et c’est réussi. On finit les valises, le gars de KuroNeko vient chercher le sac et cela ne coûte que 2190 yens, ce qui quand on y réfléchit n’est pas très cher pour le travail ingrat que cela représente. Nous récupérerons notre gros sac lourd à l’aéroport le jour du départ.

On quitte Shotaro, on était bien content d’avoir passé 2 jours avec lui et Axel. On doit se voir ce soir, et donc il nous faudra le rappeler vers 17-18h pour connaître le lieu et l’heure de RDV. Nous prenons le train JR, Keiku-line, puis nitre chère Yamanote-line et enfin un takushii à Shibuya car avec les valises on a déjà fait le trajet de la gare à chez Fukudaya et c’est long et ça monte, alors qu’avec 660 yens, c’est sans effort. Nous sommes surpris car le lobby a complètement changé, tout a été refait, c’est beau, on se croirait chez Shigetsu. On en félicite d’ailleurs le propriétaire des lieux, qui nous aide à monter nos bagages dans la chambre n°32, notre «suite» habituelle.

La chambre a elle aussi eu droit à un coup de jeune, et surtout la partie «dodo», je veux parler de la pièce avec les tatami: nouvelle tapisserie, nouveaux tatami, nouveau rideau et nouveau store, c’est magnifique, et c’est surtout bien moins cher que chez Shigetsu! (11000yens/nuit). On se dit même que l’on pourrait y inviter nos amis ce soir à boire un verre selon l’endroit où l’on mange.

Riki se repose, alors que je file chez AM-PM pour nous dégoter des salades de fruits et des yaourts. On se repose avant de ressortir dans l’ambiance bruyante et colorée de Shibuya. J’appelle Shotaro pour ce soir: RDV à la station Haradjuku, sortir Omotesando à 20h. C’est noté. Nous partons donc nous promener dans les rues de ce quartier qui ne prend pas une rides malgré les années, à la nuit tombée et avec toujours autant de monde et entre autre de japonaises branchées et «chaudes» selon les termes de Riki (mini jupes et bottes, ça aide).

Nous repérons quelques endroits où il nous faudra revenir jeudi pour faire les boutiques. Nous trouvons aussi que le trajet entre Fukudaya et Shibuya est rempli de petits restaurants tous plus beaux les uns que les autres alors qu’en janvier on ne les voyait pas.

Passons par notre lieu de pèlerinage tokyoïte: Pink Dragon où nous achetons vestes, écussons et foulards Rock à Billy pour notre plus grand bonheur. Puis nous allons au lieu de RDV où Shotaro et Kotomi nous attendent. Retournons au carrefour de La Foret pour récupérer Ryo, et Tomoko nous y rejoint. L’équipe au complet nous allons dans un restaurant très beau, à 2 pas.

Nous y passons un très agréable soirée, très bon repas à base de petits plats franco-japonais. Riki qui avait décidé de boire du thé commande une namabeeru pour accompagné Ryo (bonne excuse) et pour ma part je goûte une nouvelle boisson «Chikouillou» car je trouve le nom très drôle. Par contre c’est assez fort, style whisky, mais à l’odeur de porto. C’est bon et du coup tout le monde goûte mon verre, Tomoko fait la grimace, Shotaro de même, petite nature! Riki et Ryo préfèrent leur bière.

Nous apprenons un nouveau mot japonais qui nous fait bien rire: «glocon», c’est une sorte de RDV arrangé pour qu’un garçon et une fille se rencontre, et Ryo nous raconte quelques unes de ses mésaventures mors de glocon, qui nous font bien rire. Et Kotomi nous dit que c’est comme ça qu’elle a rencontré son mari.
A minuit, tout le monde plie bagage car il faut prendre le dernier métro. Nous décidons de rentrer en takushii. Le chauffeur a du mal à comprendre où nous devons aller mais nous arrivons avant que les portes ne soient closes. Bonne nuit de sommeil.