Vendredi 10 septembre 2004

On se réveille vers 8h, heure à laquelle on devrait déjà être attablé pour prendre notre petit déjeuner japonais. On a du mal à émerger et Riki ne se sent pas de voir du poisson de si bon matin. Je descends donc toute seule et fais comprendre à la gentille cuisinière-maîtresse des lieux qu’il ne faut qu’un plateau de petit déjeuner. Je déguste donc des mets divers et variés, accompagnés du sempiternel bol de riz, et je regarde le téléfilm sur l’écran géant. Puis je lui demande si je peux monter mon bol d’ocha dans la chambre, elle me dit d’attendre un peu «Tchoto mate». Je l’entends s’activer dans la cuisine et me ramène un plateau avec du café tout chaud, et surtout une assiette comprenant des oeufs en omelette, du bacon, des fruits et des toasts beurrés. Je monte tout ça à Riki qui n’en croit pas ses yeux en ouvrant la porte.


Une fois le ventre bien rempli, nous décidons aujourd’hui d’aller voir les fameux tatami-ichi (pierres en forme de tatami) qui se trouvent sur la toute petit île d’O, reliée à Kumejima par un pont. Nous essayons de prendre un bus, mais après 20 minutes d’attente à l’arrêt de bus, nous finissons par demander à la station service toute proche de nous appeler un takushii et il arrive quelques minutes après. Il nous dépose au pied des tatami-ichi et moi qui m’attendais à un immense tapis de pierres hexagonales, je trouve que le guide nous a un peu menti, mais une fois sur les pierres, avec les rayons de soleil et la mer bleue turquoise, c’est magnifique.

Nous décidons alors de nous baigner dans cet endroit paradisiaque et surprenant. Nous calons nos sacs sur les grandes marches car il y a beaucoup de vent à cet endroit de l’île et nous courrons dans l’eau à température parfaite. La mer n’est pas très profonde mais on s’amuse. Puis en sortant de cette eau très salée, je me dis qu’il doit bien y avoir des douches dans le grand bâtiment tout proche et évidemment, il y a une douche à l’extérieur, ce qui nous arrange bien.

Puis retournons regarder le paysage et bientôt un gros orage nous chasse et nous pousse à nous réfugier dans le complexe piscine-sauna-restaurant où j’en profite pour goûter aux fameuses Okinawa soba: très très bon. On retente le coup du bus pour le retour sans plus de succès qu’à l’aller, donc c’est encore le takushii qui nous ramène vers le quartier de Nakadomari pour aller visiter Uezu’s Residence: la plus vieille maison de tout l’archipel d’Okinawa, elle date de 250 ans. Elle est très belle et ferait bien notre affaire pour venir en villégiature.

Puis nous partons nous promener à travers les rues de Kumejima en direction du musée d’insectes et de lucioles que nous avons repéré le matin même. Nous y arrivons rapidement et le bâtiment hideux abrite une petite pièce remplie d’aquariums et de terrariums avec des insectes bien vilains et que l’on ne voudrait pas croiser dans la nature. Il y a aussi 2 serpents Habu, typiques d’Okinawa.

Pendant que nous admirons la faune locale, la pluie ne cesse de tomber dehors. Lors d’un repris, nous nous échappons de ce lieu étrange, on ne sait jamais, une bête pourrait sortir de sa cage et qui sait ce qu’elle ferait... Comme le ciel ne laisse rien présager de bon coté amélioration, nous décidons de rentrer au ryokan afin de préparer et ranger les affaires.

Nous nous arrêtons en route dans une des boutiques multi-choses de Kumejima dans laquelle on trouve à la fois des meubles, de la vaisselle, des articles de pêche, de la papeterie, de la parfumerie, des produits ménager... et bien d’autres chose encore. Nous y laissons quelques yens, et encore je me retiens, mais je me garde pour Tokyo bien que je pense que là on peut faire des affaires.

Nous rentrons chez nous, un peu fatigués et nous nous reposons en regardant des émissions de télé stupides. Puis vers 20h nous descendons dîner dans la grande salle à manger, devant un téléfilm japonais. Ce soir nous avons droit à une soupe de maïs, suivie d’un gros steak de boeuf vraiment trop cuit, mais on sentait bien que Okasan avait fait de son mieux pour nous faire plaisir. Nous remontons dan notre chambre, puis quelques minutes après, Okasan frappe à notre porte avec un plateau et 2 cannettes de Ume-shu et des glaçons et nous demande à quelle heure est l’avion demain, et elle nous dit qu’elle nous amènera à l’aéroport.

Nous sommes surpris de tant de gentillesse mais apprécions au plus haut point.
Kampaï!