| Jeudi
9 septembre 2004 Réveil à l’aube car pour arriver à temps à l’aéroport il nous faut prendre le bus qui passe juste à coté mais à 7h30, le suivant étant à 10h10, donc trop tard pour notre vol. Nous quittons donc Oohamasou vers 7h15 et en fait on s’aperçoit que beaucoup de monde est déjà levé à cette heure matinale. Nous prenons le bus avec quelques écoliers en uniforme, c’est à cela que nous pouvons les reconnaître, et un chauffeur blagueur et de bonne humeur, même si nous ne comprenons rien à ses blagues. 45 minutes plus tard nous sommes au Bus terminal et changeons de bus pour un qui va à l’aéroport d’Ishigaki. Une fois là-bas, l’hôtesse nous propose de prendre le vol précédent le notre car il y a de la place et nous sommes en avance, mais celui-ci finira par décoller à l’heure indiquer initialement sur nos billets. Comme nous avons un peu de temps et assez faim, nous profitons de la cafétéria du petit aéroport pour prendre un «morningo» à base d’oeufs au plat, café, brioches chaudes, bacon sans goût et salade de choux. Quittons Ishigaki à 10h35 direction Naha-Okinawa, aéroport que nous connaissons assez bien il faut le dire. Nous avons encore à y passer 2 heures (et même plus encore car nous y retournerons 2 fois encore). Nous essayons de trouver une consigne pour laisser le sanshin mais elles sont toutes trop petites et les grandes sont toutes prises. Nous décidons alors de ce bel instrument avec nous. Profitons du temps qu’il nous reste pour passer à la poste acheter des timbres à l’effigie de robots pour les cartes postales à écrire à nos amis. Prenons le vol JTA (Japan Transocean Airlines) pour 35 minutes et atterrissons à Kumejima. Nous attendons un taxi pendant plusieurs minutes, à croire qu’il n’y en a pas beaucoup ici. Il nous dépose à 5km de là, dans une des rues principales du quartier de Nakadomori, devant un bâtiment un peu délabré. Nous y pénétrons mais il n’y a personne... Je cherche dans les étages, toujours personne. Je fais un peu la grimace (beaucoup selon Riki) car je trouve que c’est vieillot et un peu mal entretenu mais quand la maîtresse des lieux nous donne notre japonese room, je change d’avis, car elle est très grande (toutes proportions gardées), propre, avec TV+salle de bain, contrairement à Ishigaki, le luxe! On pose nos affaires et on décide d’aller se promener le long de la berge, puis un panneau indiquant «Mont Daruma Park» à 2,6km, nous fait hésiter mais décidons quand même d’y aller malgré le ciel menaçant. On se prend une petite rincée mais on décide de continuer. On marche, on marche, je râle... Mais on arrive enfin au bout de nos peines. Le parc n’est pas génial mais j’en profite pour déguster mon «green caviar», en fait des algues comme des mini grappes de raisin, pas mauvais grâce à la sauce soja qu’il faut mettre dessus. Puis comme il est 18h passées, il nous faut rentrer, car il commence à faire nuit et je n’aime pas ça. Riki trouve un raccourcit mais j’avais bien peur qu’il ne nous mène je ne sais où. Mais il avait raison, une fois de plus. Arrivons pile poil devant le ryokan «Hôtel Shirase». Nous avons juste le temps de prendre une douche et redescendons pour le dîner de 20h. Nous ne sommes que tous les 2 et la maîtresse des lieux nous prépare un plateau de folie: coloquet, sashimi de thon, bouillon à l’oeuf, riz, courgettes locales avec une petite sauce, algues, nashi et pastèque! On se régale. On remonte se reposer dans notre grande chambre un peu tiède car il faut payer pour la clim, qui s’arrête assez vite car on ne peut mettre que 5 pièces de 100 yens à la fois. |