Lundi 6 septembre 2004

La nuit a été terrible, le typhon a sévi sur Naha et au réveil matinal, le paysage que nous voyons par la fenêtre ne nous annonce rien de bon concernant les vols.

Nous allons prendre notre petit déjeuner dans la salle commune puis remontons dans notre chambre tellement il n’y a rien à faire d’autre à cause du typhon. Vers 11h, comme un seul homme, nous remballons toutes nos affaires et décidons d’aller voir ce qui se passe du coté de l’aéroport.

Il y a beaucoup plus de monde sur la route que la veille et la tempête semble s’affaiblir. Nous pénétrons dans l’aérogare, et là, stupeur, il n’y a quasiment pas un centimètre carré de vide tellement il y a du monde. On essaie de se faire renseigner pour savoir dans quelle file d’attente nous devons nous mettre, mais personne ne sait rien et surtout personne ne parle vraiment anglais!

Nous faisons la queue en doublant un peu de-ci, de-là, pour s’approcher d’un comptoir. Après près de 2h d’attente, l’hôtesse me dit que le vol d’Ishigaki n’est pas encore à ce comptoir et qu’il faut attendre... Vers 15h, voyant sur le panneau d’affichage notre vol annoncé, nous forçons le mouvement et réussissons à avoir des places sur le vol suivant à 16h30, car celui de 13h30, prévu pour 15h10 est complet, alors que personne ne nous a jamais proposé de places...

Nous descendons d’un étage pour passer en salle d’embarquement et là encore les files d’attente sont immenses mais avancent assez vite. Une fois dans la salle d’embarquement, c’est le début d’une nouvelle longue attente. Le vol de 15h10 (full) part vers 16h30 et notre vol à nous est annoncé sans horaire. Entre temps je suis passée au Lawson de l’aéroport pour nous acheter quelque chose à grignoter et il faut dire que tous les rayonnages de denrées japonaises étaient vides, il ne restait que 3 salades qui se courraient après mais qui ont bien fait notre affaire.

Vers 17h30, notre vol pour Ishigaki est tout simplement annulé! Alors Riki va gentiment voir l’hôtesse qui fait mine de ne pas comprendre, mais Riki s’énerve un peu après cette japonaise en lui faisant comprendre que l’on veut avoir un vol pour ce soir, quelqu’en soit la destination. Alors comme par magie, sur le vol soit disant «full», elle nous trouve 2 places, puis nous accompagne pour nous donner en main propre les cartes d’embarquement, et se débrouille aussi pour récupérer nos bagages enregistrés sur le vol précédent, à coup de talkie-walkie, et les fait suivre sur le nouveau vol! Nous allons donc attendre devant la porte 31, comme elle nous l’a dit, et vers 16h30, on nous dit que le vol aura au moins 1h30 de retard. Vers 19h30, on nous envoie à une autre porte et enfin à 21h nous embarquons pour Ishigaki!

Par chance le vol est rapide et 45 minutes plus tard nous posons enfin les pieds sur la petite île d’Ishigaki. Nous récupérons nos bagages et nous dirigeons pour prendre un taxi, mais un homme nous interpelle et nous dit (nous fait comprendre) qu’il est du ryokan et qu’il va nous y conduire. Il y a aussi un autre japonais qu’il dépose en chemin. Nous traversons l’île à fond les ballons dans son gros pick-up et 20 minutes plus tard nous sommes accueillis par tous les résidents du ryokan, c’est surréaliste.

Nous posons nos bagages et redescendons pour un verre de sake local puis remontons enfin nous coucher vers minuit...