| Dimanche
5 septembre 2004 Nous avons très mal dormi, à cause du décalage horaire et vers 8h, il faut nous lever afin de pouvoir manger le bon petit déjeuner de l’hôtel. Nous descendons dans la salle prévue à cet effet, les yeux pas bien ouverts, alors que dehors la tempête fait rage: pluie et vent! Le Oka san de l’agence avait raison de nous prévenir. Mais la femme, elle, n’en avait rien à faire et nous a vendu des billets d’avion et chambre d’hôtel sans tenir compte de l’avis de la météo. Nous prenons notre copieux petit déjeuner; occidental pour Riki et mi-occidental, mi-japonais pour moi. Je suis surprise par la drôle de pratique à laquelle sont confrontés les japonaises de la table d’à coté: elles ouvrent un petit pot en carton dans lequel elles ajoutent de la sauce soja, puis avec les baguettes elles remuent énergiquement, puis elles versent le mélange filant sur un bol de riz. C’est en fait les fameux haricots fermentés, que jamais nous n’arriverons à manger tellement ça sent mauvais. Le ventre bien rempli, nous pouvons alors nous confronter au problème principal de la journée: le typhon et donc l’annulation de tous les vol en partance ou pour Naha. Les gens de l’hôtel sont vraiment très aimables et vont annuler pour nous la réservation au ryokan d’Ishigaki, mais en ce qui concerne l’avion, la ligne de téléphone étant toujours occupée, ils nous conseillent d’aller directement à l’aéroport voir ce que l’on peut faire. Nous prenons un taxi et filons donc là bas sous des rafales de vent terribles et la pluie battante. Bien sur nous ne sommes pas les seuls à vouloir échanger nos billets d’avion et nous faisons la queue, en seuls occidentaux que nous sommes. La file avance vite mais ne désemplit pas. Après une heure d’attente, une hôtesse nous donne une carte avec les horaires des avions pour Ishigaki, le lendemain à partir de 13h30, mais rien ne dit que nous pourrons réellement partir à cette heure là. N’ayant pas grand chose à faire de la journée, quand il y a un typhon tout est fermé et il n’y a pas un chat dans les rues, nous décidons donc de faire un tour à l’aéroport, de regarder les boutiques, et de constater que de nombreux japonais sont tout comme nous bloqués à Okinawa. D’ailleurs tout le monde, y compris la TV locale prend le tableau d’arrivée et de départ en photo: tous les vols sont "Cancel". Nous reprenons un taxi car bien sur le skyliner que nous voulions essayer, n’est pas en service par un temps pareil. De retour à l’hôtel, par chance nous pouvons conserver la chambre une nuit de plus. Nous remontons notre barda dans la chambre n°600. Nous tentons une petite excursion jusqu’au Lawson afin d’acheter boisson et salade puis retournons dans notre chambre. Nous nous reposons, puis Riki se rend compte que le porte carte avec les SD cartes de l’appareil photo numérique a disparu. Nous mettons alors la chambre sans dessus-dessous, mais nous ne trouvons rien, hélas! Je vais demander au front desk d’appeler l’aéroport et les compagnies de taxi, mais comme c’est dimanche beaucoup sont fermées. Nous sommes tout dépités d’avoir perdu quelques 100 photos. Nous espérons avoir plus de chance demain, mais nous avons peu d’espoir. Nous nous rabattons alors sur notre repas à base de salades, de légumes, une gelée au pamplemousse pour Riki et une glace à l’azuki pour moi. J’adore on dirait de la glace au marron, c’est délicieux. Dehors le typhon bat son plein sur la nuit tombante. Comme nous ne comprenons rien à ce qui se dit à la télévision, nous devrons attendre demain pour savoir si les avions vont à nouveau reprendre du service entre les îles et le continent. |